L’Aurore aux ramures vivantes - Là où la lumière effleure la chair
Lorsque l’aube vernale entrouvre ses paupières diaphanes, La terre exhale un souffle aux nuances diaprées et souveraines ; Les bourgeons frémissants, nacrés d’une lueur adamantine, Délient leurs promesses aux clartés fines et sibyllines. Près des eaux assoupies, dans l’immobile azur du matin, Un héron hiératique médite aux confins du satin ; Sa haute silhouette, gravée dans la buée lactescente, Trace sur l’onde lustrale une strophe lente. Dans les ramures neuves, les oiseaux aux voix d’ivoirine, Égrainent des cantilènes aux nuances sibyllines ; Leurs accords suspendus, d’une douceur souveraine, Nimbent l’air printanier d’une musique sereine. Le merle, ciseleur d’aurore, module un timbre précieux, La mésange perlée esquisse un motif harmonieux ; Et leurs trilles mêlées, dans l’éther qui s’illumine, Drapent le jour naissant d’une grâce opaline. Les prairies déploient un velours chlorophyllien, Où les corolles s’inclinent sous un souffle aérien ; Chaque floraison neuve, ourlée d’une...