L’Aurore aux ramures vivantes - Là où la lumière effleure la chair
Lorsque l’aube vernale entrouvre ses paupières diaphanes,
La terre exhale un souffle aux nuances diaprées et souveraines ;
Les bourgeons frémissants, nacrés d’une lueur adamantine,
Délient leurs promesses aux clartés fines et sibyllines.
Près des eaux assoupies, dans l’immobile azur du matin,
Un héron hiératique médite aux confins du satin ;
Sa haute silhouette, gravée dans la buée lactescente,
Trace sur l’onde lustrale une strophe lente.
Dans les ramures neuves, les oiseaux aux voix d’ivoirine,
Égrainent des cantilènes aux nuances sibyllines ;
Leurs accords suspendus, d’une douceur souveraine,
Nimbent l’air printanier d’une musique sereine.
Le merle, ciseleur d’aurore, module un timbre précieux,
La mésange perlée esquisse un motif harmonieux ;
Et leurs trilles mêlées, dans l’éther qui s’illumine,
Drapent le jour naissant d’une grâce opaline.
Les prairies déploient un velours chlorophyllien,
Où les corolles s’inclinent sous un souffle aérien ;
Chaque floraison neuve, ourlée d’une grâce légère,
Compose un cantique pur offert à la lumière.
Le ruisseau serpentin, aux miroitements irisés,
Dévide un chant fluide aux murmures apaisés ;
Les feuillages naissants, d’une tendresse vivante,
Frémissent doucement sous une haleine élégante.
Le héron, lentement, dans sa noblesse altière,
Effleure l’onde calme d’une démarche légère ;
Puis son vol majestueux, dans l’espace cristallin,
S’élance comme une prière vers l’aurore du matin.
Regarde ce printemps aux harmonies renaissantes,
Où la vie se redessine en nuances frémissantes ;
Chaque souffle devient une offrande précieuse,
Chaque instant se déploie en clarté lumineuse.
Car la saison nouvelle, aux douceurs ineffables,
Sème dans l’air léger des promesses durables ;
Et l’espérance subtile, dans l’azur suspendu,
Ébauche un chant discret aux contours étendus.
Cueillons ce temps fragile aux élans d’épanouissement,
Comme un joyau secret confié au présent ;
Et gardons dans nos cœurs cette lumière profonde,
Pour marcher apaisés dans l’enchantement du monde.
Je m’ouvre en éclats tièdes, cherchant un soleil qui glisse sur moi comme une caresse
C’est l’heure où les germes frémissent, où les bourgeons se gonflent d’une lente tendresse
Et je tends mes mains vers le haut, vers ce ciel profond qui m’attire avec une douce promesse
Me voici au sommet de mon arbre, frémissante de joie, traversée d’une chaleur qui m’enlace
Je me déploie enfin, délivrée de mes entraves, respirant un souffle neuf qui m’effleure et m’embrasse
Bourgeon offert au monde, pointe vivante qui s’ouvre comme une lèvre qui se délasse
Elle attend, comme la terre attend, immobile en surface mais vibrante sous la peau
Encore un gel, encore un matin gris, encore un souffle froid qui retarde le renouveau
Le temps hésite à finir, mais ses mains se souviennent du vert, de la sève qui remonte en un lent crescendo
La lumière persiste un peu plus longtemps, étirant son or tiède sur les heures qui s’étirent
Elle le sent, l’espoir se précise, se dessine en elle comme un contour qui respire
Elle compte les signes : un vent plus doux, l’eau qui bouge à nouveau, un murmure qui soupire
Car le printemps existe avant d’apparaître, il palpite dans l’ombre, il avance dans un secret frisson
Elle sent que cela approche, comme un souffle retenu trop longtemps, vibrant dans chaque pulsation
Un souffle impossible à garder, inévitable à libérer, qui s’ouvre en elle comme une lente illumination
Copyright © Regan - François - La Plume de l'Âme Silencieuse 🪶
« Que la sève qui s’éveille dans le corps demeure un souffle de chair et de lumière, qu’elle monte comme une prière brûlante sans jamais se troubler sous l’excès du feu ; car toute ardeur trop chauffée se perd dans l’ombre. Et que nul ne disperse cette flamme vers d’autres souffles lorsque déjà une âme l’appelle, car la passion véritable ne s’égare pas, elle se voue, elle se lie, elle brûle pour une seule présence. »
Citation - Copyright © Regan - François







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