Les clartés Pascales
Lorsque l’aube pascale élève ses cloches d’or vibrantes et solennelles,
Le ciel de mars s’entrouvre en azur neuf où l’espérance étincelle ;
Le renouveau paraît, drapé d’aurores douces et fraternelles,
Et la terre respire en parfums vierges sous une grâce éternelle.
Les vergers entrouvrent leurs paupières aux promesses printanières,
Les bourgeons frémissants murmurent à l’air leurs prières légères ;
Dans l’azur nacré où s’incline la saison première,
La lumière sème l’amour comme une poussière de lumière.
Ô Pâques rayonnante, source vive aux clartés retrouvées,
Tu rappelles l’élan des âmes vers l’espérance relevée ;
Sous les rires d’enfance et les jardins de rosée,
Les œufs dorés scintillent tels des soleils dans l’herbe semée.
Le soleil revient, déroulant ses rubans d’ambre sur la plaine,
Il effleure les sillons, y déposant une douceur souveraine ;
Les poètes recueillent ses lueurs comme une source humaine,
Et la terre s’abandonne à la clarté paisible qui la mène.
Alors s’élève la paix, telle une source offerte à l’univers,
L’amour circule en silence dans les regards ouverts ;
Le bonheur fleurit en constellations dissipant les hivers,
Et l’espérance s’enracine en nos pas comme un jardin aux reflets verts.
Le sourire, offrande douce, naît dans l’ombre et soudain rayonne,
Tel un éclat discret que la lumière abandonne ;
Il attire les cœurs, les unit, les rassemble et les couronne,
Et sous son halo tranquille la douceur du monde frissonne.
Il peut naître au fond de l’âme, fragile et secret,
Mais son éclat traverse les visages comme un cristal discret ;
Il ouvre l’air à la respiration, apaise l’esprit inquiet,
Et transforme chaque instant en lumière que l’espoir promet.
Quand l’inspiration rejoint le sourire, une alchimie se révèle,
Une richesse rare, douce comme une aube nouvelle ;
Alors l’âme possède un trésor aux lueurs fraternelles,
Et la vie devient un jardin que la tendresse ensorcelle.
Mes pensées s’égarent alors en corolles imaginaires,
Je tisse des récits fleuris aux horizons solitaires ;
Le temps glisse en clarté lente sur mes heures printanières,
Et l’instant se suspend comme un vers offert à la lumière.
Demain, je marcherai encore dans les sentiers que l’aube colore,
Portant ma rêverie comme un éclat que la saison restaure ;
Je suivrai les chemins où la vie doucement s’élabore,
Pour sourire au printemps renaissant que mon cœur explore.
Et lorsque les cloches d’or feront vibrer l’air transparent,
Je sentirai l’espérance fleurir au souffle du printemps ;
Car Pâques dépose en nos âmes un éclat renaissant,
Une lumière éternelle que murmure le temps.
Copyright © Regan - François - La Plume de l'Âme Silencieuse 🪶




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