Le dernier feu de septembre
Septembre a déposé sur les vitres du soir
La cendre des clartés qui s’attardaient à boire,
Et dans l’air assoupi, plus rien ne vient troubler
Le lent recueillement des jardins délabrés.
L’été, dans ses replis, conserve encore en lui
Quelques braises de joie que le temps n’a pas enfouies,
Tandis qu’au seuil des jours, avec une grâce austère,
L’automne vient inscrire un autre nom sur la terre.
J’écoute le silence où s’efface la saison,
Il ressemble à ces mots restés sans déraison,
À ces instants précieux que l’on garde en soi
Quand le temps nous rappelle ce qui demeure en nous.
La lune des moissons, dans son calme argenté,
Pose sur les chemins une étrange clarté,
Et je comprends soudain, dans cette heure sereine,
Que les fins les plus douces ont parfois l’âme pleine.
Je ne regrette plus les ardeurs de l’été,
Ni les jours éclatants que le soleil prêtait,
Car ce qui fut bonheur ne s’éteint pas tout à fait,
Il change simplement de visage et d’effet.
L’automne n’est pas l’ombre où la lumière expire,
Mais l’instant où le cœur apprend encore à sourire,
Et lorsque septembre abandonne son dernier feu,
Je découvre en moi-même un matin plus heureux.
Copyright © Regan - François - La Plume de l'Âme Silencieuse 🪶




Mon tendre amour, ton poème a la douceur d’un septembre qui s’efface sans vraiment partir… 🍂
RépondreSupprimerJ’aime cette mélancolie lumineuse où chaque fin devient promesse, et où tes mots déposent sur l’automne une tendre espérance. ❤️
Doux câlins mon chéri , je t'aime très très fort 💋💗