Sélection

Aquarelle - lorsque l’automne inspire la plume

 

Sur le papier dormant, l’automne vient éclore,
Et le pinceau fait naître un paysage d’or,
L’eau mêle les couleurs dans sa tendre alchimie,
Et pare les sous-bois d’une douce harmonie.

L’ocre ourle les chemins d’un délicat velours,
Le cuivre des grands hêtres y prolonge ses jours,
Le pourpre des feuillages embrase les sentiers,
Tandis que l’or se pose aux rameaux dépouillés.

La brume au ras des prés ourdit ses voiles fines,
Le vent chasse en douceur les feuilles orphelines,
Elles vont se poser sur les fossés dormants,
Et la terre les garde en son sein patiemment.

Le pinceau suit l’eau vive et ses lentes courbures,
Il recueille au passage une tendre nuance,
Les rives se répondent en souples arabesques,
Et le ciel dans l’étang compose ses fresques.

Au creux d’un vieux pommier, loin des vents de passage,
Une mésange assemble un modeste ouvrage,
Un brin rejoint un autre, une plume en retient,
Et le nid se construit sans bruit, presque rien.

Elle ajuste son œuvre avec art et patience,
Chaque fibre s’unit dans une humble alliance,
Nul éclat ne couronne un labeur si discret,
Mais la vie, en secret, y prépare son abri.

Ma plume suit son vol sans troubler son passage,
Mon pinceau en recueille un reflet du paysage,
Peindre n’est pas capturer la beauté du vivant,
Mais en garder l’émoi sans arrêter son élan.

L’automne offre à mes yeux ses nuances profondes,
Ses bruns, ses ors fanés, ses pourpres qui se fondent,
Et sous chaque couleur que le temps vient ternir,
Une grâce demeure au seuil du souvenir.

Sous les tuiles anciennes, au cœur de la maison,
Deux êtres font fleurir la plus douce saison,
Dehors, le vent rassemble aux fenêtres les feuilles,
Dedans, l’amour sourit à l’abri de leur seuil.

Le feu nourrit la paix, la soirée se repose,
Et le dernier rayon sur les vitres se pose,
L’aquarelle s’achève au silence du soir,
Mais l’automne en mon cœur prolonge son pouvoir.

L’eau sèche sur la page, et les couleurs s’apaisent,
Pourtant les émotions que mes pinceaux ont prises
Ne s’effacent jamais au terme d’un instant,
L’art garde en ses couleurs ce qui vit en nous longtemps.

Copyright © Regan François - La Plume de l'Âme Silencieuse 🪶
J'aime l'aquarelle parce qu'elle enseigne aux couleurs l'art souverain de demeurer lumineuses jusque dans leur effacement, ainsi l'automne, sous la caresse de l'eau et du pinceau, ne peint pas seulement des feuillages, il enlumine la mémoire.







Commentaires

  1. Mon tendre Amour 🖋️❤️
    Quelle merveilleuse aquarelle poétique, ma tendre plume a moi
    Tu fais danser les ors de l’automne sur le papier et fleurir l’émotion au creux des mots. Sous ton pinceau, la nature devient poésie et chaque nuance se pare d’une infinie douceur. Un véritable enchantement pour l’âme.

    Avec toute ma tendresse et mon Amour
    je t'embrasse aussi fort que je t'aime 💕
    Ta chérie 🌹 💕

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés