Ce soir, l’invisible nous appelle
Ce soir, l’obscur se teinte d’un azur discret,
L’air s’entrouvre, lentement, comme un secret,
Une chaleur ancienne circule sous la peau du monde,
Et ton absence devient présence, profonde.
Tout ralentit, les heures, les souffles, la matière,
Les battements s’accordent à une prière,
Comme si l’univers retenait son fragile élan,
Je sens ton passage au cœur même du présent.
La nuit s’installe avec une grâce souveraine,
Elle apaise les villes, referme les veines,
Les rêves s’allongent au bord du silence,
Et l’ombre consent à sa propre patience.
Tout dort, tout cède à l’oubli choisi,
Sauf mon esprit, par ton mystère saisi,
Éveillé par ce manque qui n’a pas de nom,
Mais qui éclaire la chair comme une déraison.
Ne plus chercher la fuite ni l’horizon lointain,
Quitter simplement le tumulte incertain,
Glisser hors du bruit, hors des certitudes,
Là où le doute devient une douce habitude.
Il suffit d’un geste, d’un souffle à peine offert,
Pour qu’une porte s’ouvre sans clef ni fer,
Nous nous reconnaissons dans l’intervalle invisible,
Au-delà du raisonnable, au seuil du possible.
Les parfums dessinent une route sans retour,
Chaque pas est une offrande, chaque pause un détour,
Le temps s’incline, docile et lent,
Devant l’évidence de cet instant.
Et le silence, enfin, nous prend par la main,
Il efface les peurs, repousse le lendemain,
Nous apprend à voyager sans quitter le lieu,
À demeurer l’un en l’autre, dans l’invisible et le bleu.
Copyright © Regan François - La Plume de l'Âme Silencieuse 🪶






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꙳❅*°⋆❆.ೃ࿔*:・*❆ ₊⋆
RépondreSupprimerBonsoir Régis
Bonne soirée
Bisous Michelle
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Bonsoir Régis
RépondreSupprimerMerci pour vos beaux poèmes
Bisous et bon dimanche
Allison