L’ombre qui sait lire, où l’encre devient amour
Entre tes mains repose une nuit pensante,
Où l’encre se souvient d’une chaleur absente.
Ce que tu ouvres n’a ni marge ni contour,
C’est un seuil secret battant au rythme de l’amour.
Les signes y murmurent plus qu’ils ne s’écrivent,
Ils aiment dans l’ombre où le sens dérive.
Chaque phrase est un pas vers l’inconnu offert,
Une blessure douce qui consent à la lumière.
Le regard s’y défait de ses certitudes,
Pour suivre la pente lente de la plénitude.
Ici, le temps abdique et se rend à l’instant,
Les heures se couchent dans un silence ardent.
Les mots ne sont plus langage mais passage,
Ils frôlent l’âme nue, sans masque ni bagage.
Ils sèment des ferments au creux de la nuit,
Où le rêve apprend à naître sans bruit.
Nulle leçon, sinon celle du tremblement,
Quand l’amour comprend avant l’entendement.
Et l’être qui lit, sans même le savoir,
Devient ce qui s’écrit au bord du noir.
Sous cette bougie du soir, le livre se fait veille
L’ombre incline son regard vers l’encre qui s’éveille
Chaque phrase y respire un amour clandestin
Un feu lent qui s’attarde au bord de chaque signe
Lire devient un geste, intime et recueilli
Où l’âme reconnaît ce qu’elle n’a jamais dit
Copyright © Regan François - La Plume de l'Âme Silencieuse 🪶








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