Aux Âmes du silence
Aux âmes du silence où sommeillent les saisons oubliées,
S’étire le règne ancien des heures fanées, des jours déjà effacés.
La mémoire, brume lente dérivant sur un lac d’éternité,
Sème ses éclats d’ombre et d’ambre dans le vent des années dispersées.
Et soudain la lumière, frêle braise, se lève et recommence à brûler,
Comme un matin fragile naissant sous un horizon voilé.
Mais déjà la peste du monde, amante perfide aux bras glacés,
S’avance pour enlacer les vivants d’un sourire voilé.
Parmi les foules surgit parfois un rire aux reflets sucrés,
Masque de miel posé sur des visages par l’orage éprouvés,
Pour voiler sous l’éclat des dents les fêlures des âmes blessées.
Car chacun, sous l’armure du paraître et du regard apprivoisé,
Abrite un jardin d’ombres et de secrets trop longtemps murmurés.
Pourtant le rêve persiste, braise obstinée sous la nuit refermée,
Appel discret invitant l’âme lasse à se relever.
Même lorsque les démons murmurent, rauques et sombres, de renoncer,
Lorsque leur souffle de cendre tente l’espérance d’étouffer.
Alors ouvrez vos cœurs comme s’entrouvre un sanctuaire scellé,
Pour que la joie s’y infiltre, claire et lente comme une eau retrouvée.
Car sous l’élan fragile du rire peut surgir un monde renouvelé,
Où l’espérance patiente apprend doucement à refleurir et respirer.
Nous sommes venus pour aimer, pour vibrer, pour unir nos voix mêlées,
Pour couvrir de nos chants les rancœurs anciennes et les regrets figés.
Et dans la chaleur brève de ces instants d’humanité partagée,
Les blessures apprennent enfin l’art secret de se taire et de s’apaiser.
Si seulement l’on pouvait infléchir l’horloge des destins épuisés,
Faire glisser ses aiguilles vers l’ultime rive où le tumulte s’est apaisé,
Se rapprocher de ce seuil discret où les douleurs cessent d’insister,
Comme un écho qui s’éteint lentement dans un temple déserté.
Car déjà l’aube gravite derrière les crêtes du temps consumé,
Encore un pas, encore un souffle : un dernier sommet reste à gravir sans plier.
Et derrière la montagne des heures, dans une clarté longtemps gardée,
S’ouvre un vaste silence où les âmes fatiguées viennent enfin se reposer.
Là, les murmures du monde cessent peu à peu de peser,
Les blessures s’effacent comme l’encre d’un livre refermé,
Et les âmes du silence, longtemps dans l’ombre demeurées,
S’élèvent comme des astres calmes dans l’infini apaisé.
Copyright © Régan - François - La Plume de l'Âme Silencieuse 🪶




Mon coucou du soir Regis avec de belles éclaircies☀️ ce lundi et la douceur - Je te souhaite une douce soirée - Superbe texte ! Bisous A demain ! Sylvie
RépondreSupprimerBonsoir Régis
RépondreSupprimersuperbe comme toujours
bonne soirée pour ce lundi
ici et bien retour de la pluie
c'est reparti pour une nouvelle semaine
bisous d'une petitefleur
Kikou régis,
RépondreSupprimerbelle fin de jour
une jolie soirée
une nuit étoilée
météo superbe
temps agréable
et plein d'soleil
toute la journée
nous avons 15°
on verra d'main
si aussi beau 👍
l'aprèm trankile
diner en famille
bise,bye,olééé😁